redevenir l'artiste que j'étais
- Éloïse Julee

- 8 juin
- 3 min de lecture
Je crois que j'ai toujours eu cette envie de créer, ce besoin presque viscéral de voyager, soit dans mon imagination en écrivant des histoires, soit par la création manuelle quelle qu'elle soit : poterie, peinture, dessins, coloriages, perles...
On m'a souvent décrit comme étant "timide". Bien que je ne sache pas réellement définir ce qu'est une timide, je me souviens de quelqu'un qui m'a dit que la maîtresse en classe, je crois que j'étais alors en CE2, me trouvait discrète et donc "timide" mais dès qu'il s'agissait de travaux manuels, je ne l'étais plus. Je n'avais plus peur de participer et de me lancer. Cela ne m'étonne pas mais avec le temps, en grandissant, j'ai perdu un peu ça. Aujourd'hui, je réfléchis bien trop avant de me lancer pour avoir un joli résultat. Aujourd'hui, je me compare bien trop aux autres... merci es réseaux.
Aujourd'hui, je réalise moins et réfléchis plus. Je ne me lance pas de peur du regard des autres, de la critique ou bien parce que je ne me sens pas suffisamment douée. J'aimerai retrouver cet enfant que j'étais qui n'avait pas peur de faire, de mettre de la couleur sur le papier, qui ne pensait pas au résultat mais seulement au fait de se lancer parce qu'après tout, on ne sait jamais !
Est-ce vraiment le résultat qui compte pour (re)devenir artiste ?
Dans la création, est-ce réellement le résultat qui compte ou bien le processus ?
Personnellement, je dirais que les deux comptent pour (re)devenir artiste, mais que le processus est ce sur quoi il faut se focaliser, du moins au départ, parce que si nous ne prenons pas de plaisir, même si le résultat est "beau", il ne plaira pas forcément parce qu'il ne sera pas authentique, vous n'en serez pas fiière et donc compliqué à vendre et en parler !
En grandissant, je crois que l'on devient trop sérieux. On nous apprend tout plein de règles à respecter, de techniques à suivre, de boites dans lesquelles entrer. Il y a bien plus de pression sur les adultes que sur un enfant et heureusement ! mais voilà, en perdant peu à peu son âme d'enfant, on perd aussi beaucoup de légèreté, de joies simples, de petits moments de bonheur au quotidien.
Moi, j'ai perdu principalement mon insouciance, ce qui ne m'aide pas dans mes créations aujourd'hui.
Trop de pression pour un dessin parfait, pour ne pas dépasser, pour respecter les règles, pour que ce soit propre, pour faire comme elles... mais voilà, je me rends compte, que bien que je sache dessiner, je ne m'autorise pas à progresser, parce que je ne m'autorise pas à rater.

Réapprendre à s'amuser
Je crois que je commence à réaliser qu'il fait que je retrouve mon âme d'enfant; que je pose mon cerveau d'adulte quelques instants et que face à un dessin je m'amuse simplement sans chercher un résultat parfait, lisse, digne des réseaux. Juste une illustration qui me ressemble simplement parce qu'elle a le mérite d'exister et d'avoir été conçue par moi. Un moment que je partage avec l'artiste en moi.
Je ne sais plus faire.
Mais je pense que chacun d'entre nous devrait renfiler nos chaussures d'enfants et profiter de l'instant présent. Rire plus, courir juste pour le fun et non pour la performance, cueillir des fleurs et les mettre dans ses cheveux, danser et chanter à plein poumons, mettre les mains dans la terre et les ressortir noires...
La vie est bien courte et bien dure pour ne pas profiter un maximum des moments doux et paisibles.
Alors je vous encourages, dansez, riez, dessinez de toutes les couleurs, soyez à nouveau un enfant, rien que pour quelques instants ! ✨



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